Certains de mes lecteurs se sont émus de ma récente diatribe à l'encontre des libraires et des éditeurs, aussi dois-je par honnêteté apporter quelques précisions qui éclaireront mieux,- du moins je l'espère- mes précédents propos.
Lors de ma plongée dans la grande exclusion, de 1994 à 1998, j'ai écrit un livre titré Soleils,traitant des conditions psychologiques et matérielles des laissés-pour-compte. J'ai vainement tenté de le proposer à des éditeurs et plus tard à des libraires sans le moindre succès. Aucun d'entre-eux n'a seulement daigné jeter un oeil sur ce tapuscrit .D'autres m'ont carrément ri au nez. J'ai néanmoins réussi à le publier en autoédition avec l'aide d'un groupe d'humains dont certaines/certains fort connus, voire célèbres dans la capitale, et qui sont d'ailleurs restés mes amis. Cet ouvrage était devenu mon viatique, mon seul ticket de survie à Paris. Je l'ai vendu seul comme une étoile, été comme hiver, sous la pluie et la neige sur les trottoirs de la capitale jusqu'au jour où TF1, France 2, France 3 Paris; France 3 Limoges, France 3 Toulouse, Arte ainsi que des journaux nationaux et des stations de radio France Inter, France Culture, RTL etc, etc m'ont donné la parole. Depuis, j'ai vendu environ 15 000 exemplaires de cet ouvrage, et je crois bien que plus d'un auteur dit national serait heureux d'en faire autant. Ma formation et mon caractère m'interdisent toute rancoeur à l'égard de ceux et celles qui m'ont vilipendé en tant que SDF, mais aujourd'hui il est vrai que je n'attends strictement rien d'eux. Voilà ce que j'avais à dire.
Pour moi, je l'ai écrit souvent, l'amitié n'est pas une série de petits profits réciproques. J'ai gardé malgré tout une bien haute considération pour les humains.
Mon dernier ouvrage "UN CAFE ET L'ADDITION" en parle longuement et de façon circonstanciée.

colporteur de France
J'en ai assez du diktat de certains éditeurs, de la
sournoise politique parisienne des copains...des copains qui ont des copains, de l'opacité du système de distribution, de vente, de promotion, et même du choix littéraire souvent assez discutable
de certains textes ou auteurs. Basta ! de ces marchands de papier mercantiles et opportunistes. Voilà des propos bien aigres, me direz-vous, des propos d'un refoulé du monde de l'édition. Et bien
non, pas du tout, j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion d'être publié par des maisons parisiennes d'un certain renom, et encore....
Certaines oeuvres cinématographiques s'imposent et survivent
par l'esthétique exceptionnelle et intemporelle de la caméra. De même, la Grande Nuit envoûte par l'esthétique étonnante de la langue qui la compose. C'est une oeuvre de conteur dont on
tire la quintessence par une lecture à haute voix, en petit comité, s'attardant et revenant sur le scintillement des phrases.