<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.ecrivaincolporteur.info/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Robert BRUCE et Platon ecrivain colporteur]]></title>
    <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/</link>
    <description>Mes activités littéraires, romans, carnets de route,récits régionaux, nouvelles,pièce de théatre, conférences sur colportage du 15ème au 20ème siècle, en français et allemand</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/49/14/91/avatar-blog-11292633-tmpphp3rtbeo.jpg</url>
        <title><![CDATA[Robert BRUCE et Platon ecrivain colporteur]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 12:51:46 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2012 12:51:46 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.ecrivaincolporteur.info</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Habits du Dimanche (extraits) Robert Bruce]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-les-habits-du-dimanche-extraits-robert-bruce-99004521.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    ...Pourquoi Mithridate ? puisque tel est mon surnom, m'interpellai-je, pauvre vaisseau d'échantillon jaugeant moins de deux tonneaux, en fatigue de terre comme de mer, veux-tu encore faire escale
    dans toutes les rades et cales ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    N'as-tu pas compris vieux grognard à trois chevrons, depuis tout ce temps, ( ou es-tu inconscient ) que quatre maisons sont redoutables :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - le tavernier
  </p>
  <p>
    - l'usurier
  </p>
  <p>
    - l'hôpital
  </p>
  <p>
    - la prison
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et si ce n'est pas assez, souviens -toi que femme, argent et vin ont leur bien et leur venin...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ....Par bonheur, une soudaine accalmie, inattendue comme une envie inachevée, un plaisir inespéré, déchira par endroits le ciel ébène, libérant ainsi un moment les étoiles en croix, mes compagnes
    blanches depuis si longtemps, suspendues dans le ciel en larmes baccara, quand j'entendis soudain s'élever sourdement en mon coeur un immense chuchotement, une clameur de soulagement....
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ...C'était le moment de mettre ce répit à profit, car la marche rapide d'un énorme morceau de ciel noir annonçait sans contestation possible, un autre coup de chien, pour bourrer mon brûle-gueule
    en bruyère cendrée du Jura à ras la cheminée de Scaferlati, mon pétun favori, mon herbe sainte, ce tabac à longues lanières minces et brunes, qui, se consume au fond de ma bouffarde, en un
    mauvais goudron couleur marron....
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ;;;Idées et pensées, ces inflorescences solitaires, naissent et meurent, germent et flétrissent l'espace d'une seconde, le furtif temps d'une période de pendule, d'une virgule, et; dans les
    intempéries, mon esprit planant au-dessus des toits sombres et secrets de la ville, veillé par mille anges gardiens silencieux, se surprit à rêver je ne sais pourquoi, dans la douceur de l'âme et
    ses subtiles résonances,
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A&nbsp; l'Irlande
  </p>
  <p>
    Ses landes et ses higlands
  </p>
  <p>
    Où j'irai un jour c'est juré !
  </p>
  <p>
    Danser la valse sautillée
  </p>
  <p>
    Dans les pubs des joyeux taverniers
  </p>
  <p>
    Pour y rencontrer celle que j'attends depuis si longtemps
  </p>
  <p>
    Ma brûlante, ma légende, mon obsédante fée d'Irlande....
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:35:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">849c341fe9c8801eba68acf5f0646e63</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-les-habits-du-dimanche-extraits-robert-bruce-99004521-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LES HABITS DU DIMANCHE - EXTRAITS Robert Bruce]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-les-habits-du-dimanche---extraits-robert-bruce-98925477.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    L'air était cru, le thermomètre à la glace, un froid de gueux avait saisi la cité. Un mauvais vent coulis de décembre halait de l'avant à l'arrière, fouettant brutalement mon visage, tandis qu'à
    l'instant, une satanée bourrasque tournoyante s'empara de ma faluche noire qui s'en alla en virevoltant un certain temps, avant de se poser sur une haute cheminée de briques coiffée d'une mitre
    d'évèque.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sabre de bois ! Pourquoi fait-il soudain si froid, juste là, sur le trottoir autour de moi ? Fini le temps de l'été où la rue se paraît de ses plus belles couleurs, se vêtait pour un bal où
    voitures, maisons, lampadaires, ombres chinoises, ombres claires, éclairages, lanternes, feux rouges, feux verts, feux jaunes, topazes, rubis et émeraudes entamaient un joyeux quadrille, de
    radieuses valses pétillantes. La ville millénaire, trop vieille, trop adroite, trop consciente de sa puissance pour accepter un tel blasphème, me lançait un sortilège.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    J'étais dépité, ruiné, amer comme chicotin, mais certes pas si diable que noir. L'expérience m'avait enseigné que la vie est tissée de clair et sombre, que les humains surestiment joies et
    peines, politique et religion, car rien ne va jamais aussi bien ni aussi mal qu'on ne pense. Peut-être n'avons nous après tout, que des soucis... de six sous.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A ce stade du récit, il faut préciser que je suis un original sans copie, un réfractaire plus difficile à forcer qu'un loup, qui ne rentre jamais avant l'heure légale, celle que j'appelle par
    dérision " la Préfectorale " ce temps bleu de la nuit où âmes et ombres se confondent, se suspendent en lèchant les murs, puis s'allongent à l'infini, et qui correspondent à la fermeture
    officielle des débits de boissons licence IV...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ...Soudain, alors que je passais près de l'église, mais loin de Dieu, comme un ultimatum, Saint Jean de Montmartre, cet édifice rouge et ocre surnommé depuis un siècle " Notre Dame des Briques "
    par les habitants qu quartier, clocha deux fois, pour m'indiquer sans doute une dernière fois, c'était son droit, que j'étais sur la mauvaise voie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Arrivé place des Abbesses en vue des squelettiques arbres en dentelles d'hiver, je contournai la fontaine Wallace pétrifiée par la glace, sous laquelle en été je remisais ma bouteille de
    beaujolais pour la tenir au frais et la soustraire ainsi aux regards indiscrets, n'ayant&nbsp; - Sacrebleu ! - aucune envie de mourir pestiféré&nbsp;comme Tchaïkowski - c'est un comble pour un
    ivrogne comme lui - pour avoir bu l'eau du puits...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ...Plus un sou pour m'offrir une dernière petite eau blanche de <em>quetsche wasser</em> ou simplement un ordinaire vin rouge peint et trafiqué par d'habiles chimistes coloristes, et calmer
    ainsi&nbsp;ma soif adurente avant d'aller consulter mon oreiller...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ... Comble de malchance, nous étions lundi, jour de fermeture du Merle Moqueur, un café-divan ressemblant à un bordel du Second Empire un peu rococo, ses banquettes fatiguées en moleskine rouge,
    ses lustres en faux-cristal où je relâchais souvent, situé rue Gareau à proximité du Bateau-Lavoir, un beuglant tenu par cette catin de Lorry, qui, elle au moins fait crédit et me parle gentil.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Hélas ! cette nuit, aucune chance de trouver la pie au nid.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 10:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d7ad46cd6c3c4c71156430ce5ba168c1</guid>
                <category>actualité de Robert BRUCE</category>        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-les-habits-du-dimanche---extraits-robert-bruce-98925477-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MEDITATION POUR MES AMIS ET CONFRERES QUI NE LE SAVENT PAS ENCORE]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-meditation-a-mes-amis-et-confreres-qui-ne-le-savent-pas-encore-98620343.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em>Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes
    personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant : ils ont eu aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils
    sont une vexation pour l'esprit. <strong>Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y aura toujours plus grand ou plus petit que vous.</strong> Jouissez de
    vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle : c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du monde.
    Soyez prudents dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent de grand idéaux, et partout
    la vie est remplie d'héroïsme. <strong>Soyez</strong> vous<strong>-même. Surtout n'affectez pas l'amitié</strong>. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérélité et de
    tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une présence d'esprit pour vous protéger en cas de
    malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes
    un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles : vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il devrait. Soyez en paix
    avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves., gardez dans le dérarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    <em>Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. <strong>Tâchez d'être heureux</strong>.</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    <em>Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692. Auteur inconnu.</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    Chaque jour, dès mon lever, parmi quelques autres, j'ai ce texte en mémoire. Robert Bruce
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 09:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">feef51df4e2cac29a183e9f7d3ff5ca5</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-meditation-a-mes-amis-et-confreres-qui-ne-le-savent-pas-encore-98620343-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[UN CAFE ET L'ADDITION (Suite )]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-un-cafe-et-l-addition-suite-98563467.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    C'était ce moment sans gloire, un peu désespoir, un peu noir, un peu hasard du dimanche soir. A l'heure avancée de l'après-midi, l'arrière quartier se pétrifie dans l'immobilisme dominical. Seuls
    deux ou trois cafés ouverts sur la place, pauvres isolats humains, expurgent régulièrement d'heure en heure, leur lot quotidien d'ivrognes, jambes en compas, mains indécises contre la clôture,
    rotant et pestant sans retenue comme des chauffeurs routiers ukrainiens....
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dehors, le toit poussiéreux du véhicule bleu délavé stationnant depuis des semaines au coin de la rue, futur butin des épavistes, s'était recouvert des empreintes des chats du voisinage, formant
    ainsi un curieux tableau pointilliste, car les félidés avaient élu à l'unanimité la vieille carrosserie déglinguée, châtellenie du quartier.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sur les murs et poteaux de la rue, un prédicateur exalté a collé partout des affichettes portant le message suivant :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dieu te cherche !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Quelqu'un répondit au stylo : Dis-lui que je suis au bistrot !.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 10:02:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6f4047c7ff7b34d8109c8099b4f9a93b</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-un-cafe-et-l-addition-suite-98563467-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Extrait (suite) - Un Café et l'Addition]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-extrait-suite---un-cafe-et-l-addition-98080757.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    ...Pourquoi ai-je le coeur qui bat ? Suis-je amoureux ? Il doit bien y avoir un truc pour retarder la systole, une fausse horloge par exemple ou un faux temps.On se fabrique bien artificiellement
    une heure d'été et une heure d'hiver ! Quel est cet envahissant précipité chimique , songea-t-il en admirant les courbes suggestives de sa compagne.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans la cinquième décennie de son existence, le visage de Lucie s'était personnalisé, puis progressivement façonné en ce bel ouvrage jusqu'à devenir celui de cette femme resplendissante, dans la
    maturescence de son plein été.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Féminine jusqu'au bout des doigts, d'un tempérament discret et romantiquement optimiste, il émanait de cette osmie, cette abeille solitaire et bâtisseuse, une sensualité de tous les instants qui
    gouvernait sa vie. Coiffée d'un mignon petit chapeau de paille tressée entouré d'un joli ruban rouge, ses gestes déliés, jamais saccadés et comme amortis par une noblesse indulgente, sa voix
    légèrement rauque et son maintien altier, lui conféraient une sorte de distinction érotique...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    MES ANCIENS PROFESSEURs DE THEOLOGIE RENIERAIENT LA SUITE... R.B.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 15:02:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a0f76b7be216d2363ea1e25eb56d52d3</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-extrait-suite---un-cafe-et-l-addition-98080757-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Extraits d'UN CAFE ET L'ADDITION Robert Bruce]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-extraits-d-un-cafe-et-l-addition-96936026.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    L'immeuble, le terme est générique, où j'avais échoué depuis quelques années, porté par un ressac trop violent est un établissement administrativement inclassable.... Compte-tenu de l'insalubrité
    de ce bâtiment digne de figurer au décor d'un film néoréaliste italien, il faut se frotter les yeux pour ne pas rêver ou croire que cela peut encore exister.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En vérité, il s'agit d'un hôtel misérable appelé pudiquement chambre garnie, c'est là que je vis sans l'avoir choisi. Mes voisins, humbles habitants de cette maison d'indigence sans sou ni
    maille, voyageurs en quarantaine, frêles esquifs portés jusqu'ici par un mauvais coup de roulis, savent de même que les scaphandriers en plongée profonde, qu'ils sont au dernier palier avant le
    fond pour les uns, au dernier sas avant la rue pour les autres. Plus qu'ailleurs, à tout moment, cet endroit me rend un peu plus vieux à chaque instant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ...Le hall de l'hôtel éclairé par un faible falot est encastré entre deux immenses portes battantes couleur sang de boeuf. C'est un imposant porche aveugle dont le sol recouvert çà et là
    d'éclats&nbsp;de gravier et de petits carreaux ocre descellés, crisse et gémit sous vos pas...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Derrière les coulisses, tout est pénombre et secret; le premier obstacle, non des moindres, est de réussir à l'aveuglette dans cette obscurité à introduire la clé, puis la tirer à soi jusqu'à
    faire fibriller et céder délicatement par un habile et sensuel tour de main, la vieille serrure montée à l'envers, désabusée, déflorée et équarquillée par des générations de coquins.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A peine la deuxième porte de cet "arrière monde" franchie, apparaît dans la semi-obscurité couleur tabac, la rampe d'escalier dure et brillante comme du bois de loupe, sur laquelle tant d'enfants
    ont jadis usé leur fond de culotte. Sur le départ de la balustrade en fer forgé, posée comme une récompense, une boule de cristal d'un beau travail, ultime et dernier témoin d'une époque révolue,
    vit et luit modestement ses derniers instants... Personne dans les étroits passages. Partout dans les couloirs, portes closes et serrures verouillées. Ici, le temps s'est irrémédiablement figé.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En gravissant l'escalier, l'odeur familière et putride de graillon, de fèces et d'urine de chat se répand partout. Les vieilles marches fendues à coeur gémissent de douleur, la rampe grince de
    rancoeur.... De mémoire d'homme, aucun rire, ni chant d'enfant n'a jailli depuis longtemps de ces étroits couloirs. Seuls résonnent, tonnent, sonnent et se propagent d'étage en étage, des
    souffles trop courts, des râles trop longs, des toux catarrheuses ou les pas d'un vieillard à la fin de son chemin.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ...Tout en haut, juste sous les toits, les pièces troglodytes mansardées ressemblent davantage aux grottes d'Altamira, les peintures rupestres en moins, qu'à des chambres d'hôtel.... Cette petite
    communauté presque oubliée, rejetée là-haut comme les vieux meubles au grenier, a vieilli silencieusement entre ces murs en même temps qu'elle perdait ses illusions, puis s'est cramponnée à
    l'étage au fil des années, se fondant dans le paysage en réglant sa vie égale sur les hasards du jour...
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 08:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6fb8c5e752452547581efd9c000966dc</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-extraits-d-un-cafe-et-l-addition-96936026-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[morceau choisi de mon dernier livre UN CAFE ET L'ADDITION]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-morceau-choisi-de-mon-dernier-livre-un-cafe-et-l-addition-96785346.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    ... Non, cette rue querelleuse et populaire n'est pas métaphysique, simplement elle vit, rote et chante sur un autre tempo. La méditation philosophique n'est pas son credo, ses habitants jamais
    en reste, ne consultent pas l'Officiel des Spectacles ou Télérama pour sortir le samedi soir. A l'heure où dans les beaux quartiers le grand monde s'ennuie, quand les hommes ont du vague à l'âme
    et quittent les restaurants d'une démarche chaloupée en serrant les femmes plus près, que l'on tire des lignes dans les "grandes surfaces" de 400m2 de l'Avenue Victor Hugo en se finissant au
    champagne sur les balcons, la rue des 3 Bornes en pleine anomie a le sang qui afflue fort&nbsp;à la tête, les mains chaudes, le pouls trop rapide. Excitée, elle plume ses poules sans les faire
    crier, pose ses collets et braconne outrageusement jusqu'à satiété. Monte alors du trottoir un sacré charivari, s'agitent des sons et des gens bizarres, se donne dans les cafés et les bars, un
    récital plus foisonnant que tous les accords et arias de la Scala. Les odeurs mélangées&nbsp;de plats sucrés-salés, canelle, cumin, réglisse, coriandre, musc, iris, gingembre, vanille, anis,
    safran traversent la rue, entre en résonance avec toutes les langues, se répandent.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dès la nuit tombée, je le sais, se croiseront et se toiseront&nbsp;sans relâche dans ce quartier défavorisé, sans jamais se rencontrer, des générations de paumés, de rejetés&nbsp;et d'immigrés.
  </p>
  <p>
    &nbsp;...Aujourd'hui les hommes ont perdu la raison, ils&nbsp;s'entretuent pour le football et la religion. Pardon !&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 10:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7f70407880c8eb977c98ef2541be70eb</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-morceau-choisi-de-mon-dernier-livre-un-cafe-et-l-addition-96785346-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LETTRE A UN AMI]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-lettre-a-un-ami-93511470.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Ton amour rouge corbières
  </p>
  <p>
    Dans cette lettre que je viens de découvrir
  </p>
  <p>
    M'incite à boire une autre bière
  </p>
  <p>
    Ta détresse ressemble à mon délire
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Normand fou que tu fus
  </p>
  <p>
    Pauvre clown psychopathe
  </p>
  <p>
    Pétri d'orgueil et de refus
  </p>
  <p>
    De désespoir et de folie disparate
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Matelot de triste comédie
  </p>
  <p>
    Navigateur solitaire des comptoirs de l'amour
  </p>
  <p>
    As-tu connu dans ta parodie
  </p>
  <p>
    Le repos banal un seul jour
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Raconte-moi triste Tristant
  </p>
  <p>
    Du fond de ta tombe
  </p>
  <p>
    L'heure, le jour, l'an
  </p>
  <p>
    Où tu visitas Iseult pudibonde
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dis-moi poète maudit
  </p>
  <p>
    Que tu jouais à rimer
  </p>
  <p>
    Que rien là-haut n'est inscrit
  </p>
  <p>
    Et que tu voulais désarmer
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Avoue enfin que tu as menti
  </p>
  <p>
    Que la vie est si belle
  </p>
  <p>
    Que maintenant tu t'es repenti
  </p>
  <p>
    D'avoir causé douleur si cruelle
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Robert Bruce CANTIQUES A L'AMOUR&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 22:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2b262bf3763af5f884068043039a0b72</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-lettre-a-un-ami-93511470-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LIBERTE]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-liberte-93374929.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle était mon amante
  </p>
  <p>
    Passionnée, soeur aimante
  </p>
  <p>
    La mère de mes caprices
  </p>
  <p>
    Elle était toutes les vertus, tous les sévices
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle était lac paisible
  </p>
  <p>
    Dévergondée, force invincible
  </p>
  <p>
    Océan de révolte et de rage
  </p>
  <p>
    Elle était pluie douce et violent orage
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle n'avait pas froid aux yeux
  </p>
  <p>
    Connaissait les mers et tous les cieux
  </p>
  <p>
    Insolente, parfois timide
  </p>
  <p>
    Elle folle, souvent lucide
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle était noyée dans la foule
  </p>
  <p>
    Se plaisait sur la houle
  </p>
  <p>
    Insolente, parfois volontaire
  </p>
  <p>
    Elle était gaie, ne savait se taire
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle était chanteuse des rues
  </p>
  <p>
    De goualantes maintenant disparues
  </p>
  <p>
    Putain ou femme du monde
  </p>
  <p>
    Elle s'égarait souvent à la ronde
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle était toujours hantée d'ailleurs
  </p>
  <p>
    Pour le pire et pour tous les meilleurs
  </p>
  <p>
    Naïve, croyait en l'éternité
  </p>
  <p>
    Elle n'est plus, on l'a prise
  </p>
  <p>
    <strong>LIBERTE</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Poème extrait de "&nbsp;Cantiques à l'Amour"</strong>
  </p>
  <p>
    Robert bruce
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 14:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b33bd8b7c0d3135227f15dca2cdac2d6</guid>
                        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-liberte-93374929-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[NUL N'EST PROPHETE EN SON PAYS (SUITE)]]></title>
        <link>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-nul-n-est-prophete-en-son-pays-suite-92035779.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Hier, à Bacqueville-en-Caux, mon village d'adoption depuis plusieurs années, la vieille maxime populaire qui dit que nul n'est prophète en son pays, s'est vérifiée une fois encore.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pourtant, j'avais préparé ma table de dédicace en grand, avec pas moins de 8 titres tels que romans, essai philosophique, nouvelles, carnets de voyage, et même une BD dans laquelle Platon, mon
    âne préféré est l'acteur principal.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rien n'y fit. Ils sont passés à côté de mon stand d'un air indifférent, au pire dédaigneux,&nbsp;sans y prêter la moindre attention.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bien qu'un peu désabusé aujourd'hui,&nbsp;cette indifférence d'un certain public vis-à-vis du livre&nbsp;n'entamera jamais ma conviction profonde, ma conviction&nbsp;&nbsp;secrète de ce à quoi je
    pense, de&nbsp;ce à quoi je crois, de ce à quoi se&nbsp;rattachent&nbsp;mes adhésions spirituelles et culturelles, je veux parler de l'écriture et du livre. Pourtant, malgré ces échecs,&nbsp;je
    recommencerai encore, et encore, et toujours...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'essentiel, n'est-il pas de semer aux vents d'orient, d'occident, d'autan, ces petites graines d'où germera un jour l'espoir.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 09:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">98020aec377f37173f32bb1e3cb334c7</guid>
                <category>actualité de Robert BRUCE</category>        <comments>http://www.ecrivaincolporteur.info/article-nul-n-est-prophete-en-son-pays-suite-92035779-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
